Démocratisée dès les années 1970, l’idée du vélo à assistance électrique connait un regain de popularité avec l’avènement des technologies de batterie modernes, qui permettent d’envisager des autonomies importantes. Aujourd’hui, le vélo électrique est en passe de s’imposer comme un moyen de transport urbain de choix.

Au fait, de quoi parle-t-on ? Le vélo électrique reprend la structure classique de la bicyclette, avec un pédalier actionné par le conducteur, qui vient entraîner la roue arrière. Il y ajoute cependant une assistance, sous la forme d’un moteur électrique chargé d’amplifier le mouvement des jambes du cycliste. Ce moteur puise son énergie dans une batterie, généralement fixée au cadre ou au niveau du porte-bagage arrière.

Un vélo à « assistance » électrique

La particularité qui donne son nom au vélo à assistance électrique (VAE), c’est que le moteur ne se déclenche que si le cycliste est en train de pédaler. S’il fonctionnait de façon autonome, la réglementation imposerait que le cycle soit rangé dans la catégorie des scooters électriques, imposant port du casque et installation d’une plaque d’immatriculation.

Le constructeur installe donc au niveau du pédalier un ensemble de capteurs qui permettent de déterminer l’action du cycliste. Ces capteurs envoient des informations à un contrôleur chargé de commander le moteur en fonction des paramètres d’assistance retenus. Selon les modèles, le cycliste dispose en effet d’une molette de réglage lui permettant de choisir le niveau de renfort souhaité.

Autonomie du VAE : batterie et réglages en question

Quand l’assistance est importante, le moteur délivre plus de puissance et va permettre d’atteindre des vitesses supérieures. A l’inverse, on peut aussi choisir d’économiser l’électricité contenue dans la batterie, avec un soutien modéré qui demandera plus d’efforts aux jambes mais autorisera une autonomie plus importante.

La batterie revêt une importance cruciale. Sa capacité déterminera le rayon d’action du cycle électrique, mais elle influencera également le poids du VAE, ainsi que son prix de vente.

Les batteries modernes au lithium se rechargent en quelques heures, directement sur une prise secteur. En général, il est possible de détacher la batterie de son vélo électrique. Ainsi, on pourra laisser son cycle attaché dans la rue ou dans un local dédié, et emporter la batterie chez soi ou au bureau pour la recharger.

Très fiable, le moteur d’un vélo électrique ne requiert pas d’entretien particulier. La partie cycle en revanche requiert les mêmes opérations de maintenance que celles demandées par une bicyclette traditionnelle. On veillera donc à la bonne santé des freins ou à la pression des pneus.

VAE : un marché en plein essor

En France, différentes mesures d’incitation financière sont à l’étude pour encourager l’achat de vélos à assistance électrique. Ces « bonus écologiques » devraient favoriser l’essor de moyen de locomotion imaginé dès les années 1930 par des ingénieurs de Philips. En attendant, l’exemple de la Chine montre qu’il a vocation à se démocratiser dans les villes : plus de 100 millions de vélos électriques y sont déjà en circulation.

Le phénomène suscite donc l’attention de tous les acteurs spécialisés, avec des modèles qui se répartissent sur toutes les grandes familles de vélo. On trouve par exemple des vélos de ville électriques chez des marques historiques comme Peugeot, Gitane ou Kalkhoff, qui s’intéressent aussi aux vélos tout chemin (VTC). On peut aussi s’offrir un vélo tout terrain électrique (VTT ou VTTAE) chez Matra, Moustache ou KTM. Il existe même des vélos électriques pliants ou des tandems pour circuler en couple !